Gilles Louvet
FONDATEUR ET DIRIGEANT DE LA SOCIÉTÉ « LES VIGNOBLES GILLES LOUVET », VICE-PRÉSIDENT DE L’AIVB-LR
Qu’attendez-vous de la prochaine réglementation européenne sur la vinification biologique ?
Je pense que ce nouveau règlement permettra de clarifier la donne, qu’il donnera un cadre légal au monde du vin bio. Cela va nous permettre de nous repositionner à l’export, où sur certains marchés, on nous rappelle constamment que pour l’instant, en Europe, « il n’y a pas de vin bio ». Ceci est particulièrement vrai au Canada, où les importateurs et les monopoles demandent que l’Europe se dote d’un cahier des charges de la bio englobant le vin. Lorsque ce sera le cas, l’équivalence entre cahiers des charges bio canadien et européen pourra entrer en vigueur et nous sortirons de l’impasse dans laquelle nous sommes aujourd’hui.
Et pour le consommateur, cela va-t-il changer quelque chose ?
Pour moi, le consommateur européen moyen ne se pose pas les mêmes questions qu’une certaine presse, qui martèle régulièrement que « le vin bio n’existe pas ». Pour lui le vin bio existe, il se sent déjà protégé par la démarche des viticulteurs bio.







